La thalasso de Châtelaillon réservée aux naturistes

Toute cette semaine (octobre 2009 - NDLR), l'établissement de Charente-Maritime est exclusivement réservé aux naturistes. Et ils seront nombreux

Cette fois, c'est certain, il n'y a plus de saisons. Déjà de plus en plus nombreux à tomber le bas sur nos plages en été tant la planète se réchauffe, voilà que les nudistes laissent aussi leur petite culotte au vestiaire une fois l'hiver - presque - venu.

Cette fois, c'est certain, il n'y a plus de saisons. Déjà de plus en plus nombreux à tomber le bas sur nos plages en été tant la planète se réchauffe, voilà que les nudistes laissent aussi leur petite culotte au vestiaire une fois l'hiver - presque - venu.

Bien au chaud

Ainsi, le centre de thalassothérapie de Châtelaillon, établissement d'ordinaire textilement on ne peut plus correct, réserve-t-il, depuis aujourd'hui, ses soins aux naturistes de tout poil. Où l'on devine alors qu'il est tellement plus doux de se faire émulsionner les bijoux de famille libérés de leur écrin.

« En fait, cela fait quinze ans que nous organisons une semaine de ce genre après les fêtes de Noël », confesse Yves Clermont, le directeur des lieux. « Nous sommes les seuls à faire cela en France, mais le principe marche tellement bien que nous doublons la dose dès cet automne. Beaucoup de Parisiens qui passent six mois de l'année sur le sable, et à qui nous offrons de prolonger la saison bien au chaud, à un moment de l'année où nous sommes loin de faire le plein. »

Au-delà d'un business très rentable, d'un point de vue strictement épidermique, la nudité aurait donc quelques vertus évidentes. « Qu'il s'agisse d'un bain de boue ou d'une douche au jet, le port d'un maillot gâche une bonne partie des sensations », assure Yves Clermont.

« D'ailleurs, en temps normal et comme dans la plupart des thalasso, 80 % de nos clients pratiquent ainsi sans maillot ni ambiguïté. Cette semaine, nous rajouterons en plus le sauna, le hammam et le jacuzzi. »

Mais si le port du maillot sera prohibé jusqu'à dimanche soir, celui du peignoir reste, en revanche, recommandé, des couloirs de l'hôtel jusqu'à la salle de restaurant. Quant au personnel, s'il raffole visiblement de cette clientèle aussi sage qu'aisée, ordre ne lui sera point donné de travailler en costume d'Adam.

Les mateurs au vestiaire

« Mais si certains le décident, il n'y a aucun problème, bien au contraire », promet le directeur, tout en prévenant qu'à titre personnel il conservera son petit oiseau à l'abri des regards.

Des regards que l'on garantit sans voyeurisme aucun. « Cette communauté se connaît si bien qu'elle fait la police elle-même. En quinze ans, nous n'avons repéré qu'une seule fois un mateur, aussitôt prié d'aller se rhabiller pour l'hiver. »

Les amateurs, en revanche, seront les bienvenus jusqu'à dimanche.

  (Sylvain COTTIN - 13/10/2009)