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Par leur geste les
militantes féministes souhaitaient "dénoncer la différence de traitement
entre hommes et femmes".
Sous le regard stupéfait des
nageurs, une dizaine demilitantes féministes ont enlevé le haut
de leur maillot mercredi 6 mai au soir dans une piscine du centre de
Paris. Par leur geste les militantes souhaitaient "dénoncer la
différence de traitement entre hommes et femmes". Celles qui se font
appeler "les Tumultueuses", des jeunes femmes d'une trentaine
d'années sont arrivées vers 20h00 à la piscine Suzanne Berlioux du forum
des Halles. Pendant une quinzaine de minutes, les militantes se sont
mises torse nu, se sont baignées puis promenées sur le bord de la
piscine.
"Mon corps si je veux, quand je veux"
"C'est une action pour dénoncer la différence de traitement entre hommes
et femmes, le corps des femmes étant systématiquement considéré comme
plus sexuel que celui des hommes, et soumis à des normes de beauté", a
expliqué Natacha, une des "Tumultueuses". Les jeunes femmes ont
distribué des tracts "Mon corps si je veux, quand je veux, tel qu'il
est". "Torse nu à la piscine parce que nous ne voulons plus nous faire
contrôler !", peut-on lire également. Le prospectus affirme également
"Il faut être belle (féminine et hétérosexuelle) et malheur à celles qui
ont l'audace de montrer un corps gros, ridé ou poilu".
Pour une majorité de nageurs, l'accueil a été chaleureux et souriant.
Une femme a qualifié l'action de "drôle et juste". Cependant, une autre
a déclaré être dérangée par le fait qu'"on lui impose cette nudité".
Du côté des hommes étonnés, il n'y pas eu de commentaires. Ils se sont
contentés d'observer l'action.
Monokini interdit
Leur montrant le règlement de la piscine qui interdit le monokini, un
membre du personnel a demandé aux militantes de se rhabiller, ce
qu'elles ont refusé. "Si on autorise ça, certains vont arriver sans
bonnet de bain, voire sans slip la prochaine fois !", a-t-il lancé.
Natacha estime que "personne ne s'offusque des seins exposés sur les
kiosques, qui sont pourtant souvent des images dégradantes, alors qu'au
naturel, cela pose problème, et ça entraîne même le déploiement de
policiers".
Cette action n'était pas une première pour les militantes féministes qui
avaient déjà participé à une "action piscine" dans les XIXème et XXème
arrondissements de Paris. Contrairement à celle d'hier soir, ses
précédentes actions s'étaient terminées par une intervention policière.
("NOUVELOBS"
et AFP -
07.05.2009) |