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Enlever ses vêtements
et se dorer au soleil durant quelques heures après le boulot. Dans
la Loire, les clubs de naturisme voient émerger des adeptes d'un
nouveau style.
Fin d'après-midi, Céline, quitte son lieu de travail, au cœur de
Saint-Etienne. Direction Saint-Genest-Lerpt. Plus exactement,
le lieu-dit la Robertanne, au milieu de la forêt, où se trouve
le club naturiste du Soleil
« Lorsque j'enlève mes vêtements, c'est comme si je laissais
également mes soucis de boulot de côté », explique cette
Stéphanoise d'une quarantaine d'années.
Comme la salle de sport et le bar, le club de naturisme serait-il le
lieu de détente pour salariés surmenés ? Nicolas, cadre de 34 ans
dans un établissement financier, confirme : « Je viens au club du
Soleil pour couper avec le travail, entre midi et deux heures par
exemple ». Le temps de piquer quelques têtes dans la piscine
avant de retourner au bureau. « C'est terrible quand il faut se
rhabiller » ajoute celui qui a découvert le naturisme il y a un an à
peine.
Claudius Vocanson, le président de l'association Loisir et Soleil,
qui gère le camping du Dorier à Saint-Victor-sur-Loire, est aux
premières loges pour voir ces naturistes d'un nouveau genre : «
Ils viennent après le travail ou pendant une pause-déjeuner pour
trouver du calme, se ressourcer, puis ils rentrent chez eux. »
Les naturistes pressés, qui ôtent leurs vêtements quelques heures
par semaine, profitent de la proximité des trois lieux de naturisme
- Saint-Victor, Saint-Genest-Lerpt et Perreux - avec Saint-Etienne
et Roanne. Il s'agit encore d'une minorité.
A Saint-Victor-sur-Loire, la majorité des usagers est composée
d'étrangers, Hollandais en tête, grands amateurs de naturisme. Sur
les sept hectares du camp de Saint-Genest-Lerpt, déambulent
essentiellement des familles, protégées des curieux par des
palissades en bois. « Je me souviens avoir passé mes vacances
ici, souligne Céline, qui vient avec sa fille de 14 ans. J'y ai
rencontré des amies, connu mes premiers flirts ».
Une dame âgée résume l'état d'esprit du club de Saint-Genest-Lerpt :
« Ce qui nous rassemble, c'est d'abord une attirance pour la
nature ». Assise à la même table, une mère approuve : « C'est
une vie plus traditionnelle, sans télé ni ordinateur », au grand
dam de son fils d'une dizaine d'années.
Le raccordement électrique n'existe pas aux emplacements des
caravanes. Une particularité à laquelle Nicolas, qui ne fréquente le
lieu que le jour, n'avait pas prêté attention.
Le soir, à l'heure où les familles préparent le barbecue, Nicolas
est déjà chez lui devant son écran plat.
Mathieu Galtier
du 6/9/2009
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