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Sur Le Post, le directeur
d'un centre naturiste explique l'utilité de cette liste.
Un centre naturiste du Cap d'Agde a établi une liste noire des
clients indésirables. Alertée par un client qui s'est fait refouler,
la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a
mis en demeure le centre. Dans un 2e temps, la commission a validé
la liste noire sous certaines conditions. Pour en savoir plus,
cliquez ici.
Le Post a contacté le centre en question. Mais la direction n'a pas
souhaité s'exprimer.
José Monnier, le directeur d'un autre centre naturiste à Montalivet (Gironde),
a accepté de réagir sur Le
Post
Est-ce que cette liste noire vous choque?
"Pas vraiment, mais le mot 'liste' est un peu fort. Je pense que
chaque centre tient un registre avec les mauvais payeurs et les
personnes dont le comportement pose problème... au même titre qu'un
restaurant ou une boîte de nuit! Le but est de protéger notre
clientèle."
Est-ce que vous posez des conditions d'accès?
"Nous exigeons que les vacanciers soient affiliés à la Fédération
française denaturisme.
Si un client se conduit de manière inadmissible, nous le signalons à
la fédération qui statue sur son cas. Un peu comme un boxeur qui
joue des coudes, il est sanctionné."
C'est quoi un 'mauvais comportement'?
"Tout d'abord, nos établissements ne sont pas des 'centres de cul'.
Ceux qui veulent faire ce genre de choses n'ont qu'à aller dans des
clubs échangistes. Celui qui vient faire des photos, on lui demande
de quitter les lieux, car il n'a rien compris au naturisme."
Est-ce facile d'être naturiste aujourd'hui?
"Le plus difficile dans notre secteur, c'est que chacun a sa
définition de ce qu'est le bon naturisme. La fédération pose des
bases communes, après chaque centre a sa particularité."
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