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26 hectares,
483 emplacements, dont 63 bungalows... Ici, c'est sûr, il ne manque pas
de place. Dans ce coin, à l'abri de tout regard indiscret, on se sent
bien. Les campeurs de la Genèse ont toutes les clés en main pour être en
harmonie avec leurs corps et avec la nature.
Les principes sont simples mais établis. Il est impératif de pratiquer
la nudité en commun, en se respectant soi-même et autrui, ainsi que
l'environnement. Autrement, la vie au camping ne serait pas
envisageable. Une fois ces règles intégrées, difficile de ne pas s'y
plaire. Surtout lorsque l'on est à la recherche de calme et de sérénité.
Entre la Cèze qui borde le site, les chênes qui offrent de larges
espaces ombragés et le soleil, les naturistes ont de quoi aimer ce mode
de vie.
Tel un camping "textile" (appellation pour un camping où les vacanciers
portent des vêtements), de nombreuses animations sont proposées.
Beaucoup d'activités sportives (volley-ball, tir à l'arc, tennis, mini
golf, canoë...) rythment les journées, mais aussi des coins "détente",
qui sauront être appréciés en pleine saison (piscine chauffée, plateaux
multi-jeux...). En bref, une vie de campeurs presque ordinaire. A la
différence près qu'ici, personne ne fait attention à l'apparence de ses
colocataires. Aucune barrière sociale ne saurait gâcher le plaisir des
vacanciers. D'autant plus que la plupart des résidents se connaissent
tous et vous diront que « c'est une grande famille ». Cette année,
l'équipe de la Genèse a décidé de réinvestir. Le site web a été rénové,
la communication s'est développée et l'endroit apparaît même dans des
revues spécialisées. Et il faut bien avouer qu'il en avait besoin... Les
habitués vous diront qu'à ses débuts, le camping n'était pas aussi
accueillant. Mais aujourd'hui l'entretien et un accueil dignes de ce
nom, semblent particulièrement tenir à coeur à la direction.
Ce camping fut découvert par des Belges venus « conquérir le secteur »,
selon Joël Vautageot, le directeur actuel du centre. Puis, dans les
années 75, il a été revendu à la Socnat, qui est aussi propriétaire du
CHM, à Montalivet (Gironde), qui serait, d'après François Teullier,
responsable commercial, « le berceau du naturisme dans les années 50 ».
Quoi qu'il en soit, à la Genèse, les gens sont libres. Chacun vit son
naturisme comme il l'entend. Ce qui explique pourquoi vous croisez des
campeurs habillés le midi, au restaurant, par exemple, ou couvert d'une
serviette en pleine journée. La nudité n'est pas imposée, elle est
encore moins exigée.
Par contre, les attitudes sont surveillées. Ici, c'est un camping de
"naturistes" et non de "nudistes" (lire en bas à gauche). Les résidents
sont soumis au principe de bon sens qu'est la décence. Tout comportement
suspect est immédiatement signalé. D'où l'importance de la notion de
"famille" au camping. Un enfant se promène seul ? Ayez confiance,
quelqu'un gardera toujours un oeil sur lui. Puis il faut dire qu'il est
difficile d'échapper à la vigilance de l'équipe de surveillance.
Personne ne vient ici par hasard, même si certains pensent le
contraire... Ceux qui goûtent au plaisir du naturisme à la Genèse, font,
en général, partie des trois ou quatre générations d'une même
descendance.
F. P. (
"Sud-Ouest" du 11 juillet 2009)
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