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De la stéatopygie de la vénus hottentote à la voluptueuse callipygie
de Brigitte Bardot en passant par les merveilleuses et musculeuses
fesses des représentations artistiques de Michel-Ange et de Léonard,
notre postérieur a marqué l'histoire de l'art et des civilisations.
Arte, dans une Théma iconoclaste, décrypte le 10 novembre à 22h30, "la
face cachée des fesses". Pour Caroline Pochon, la
réalisatrice du documentaire, " les fesses sont le propre de
l'homme". Entretien
Votre documentaire a-t-il voulu intellectualiser les fesses, en les
traitant comme un paramètre de l'histoire avec un grand h ?
Ma formation d'historienne m'a en effet poussé à traiter l'évolution
des fesses dans l'histoire.
Nous avons évité la grivoiserie. Les fesses peuvent être considérées
sérieusement. Nous avons voulu aussi tordre le coup aux clichés et
c'est pourquoi nous avons fait témoigné des historiens de l'art mais
aussi des anthropologues et des morphologues.
Quand commence-t-on à s'intéresser sérieusement à l'évolution
morphologique des fesses?
La stéatopygie de la vénus hottentote a semble-t-il inspirer
certaines théories racistes de quelques scientifiques prédarwiniens.
Certains voyaient même dans cette morphologie particulière le fameux
maillon manquant entre le singe et l'homme. Heureusement aujourd'hui
la connaissance scientifique contredit ces élucubrations. En
revanche, les anthropologues se sont emparés de ce sujet pour
stigmatiser l'importance dans l'évolution, que tient ce caractère
sexuel secondaire que sont les fesses.
Les fesses ont aussi marqué l'histoire de l'art...
Les plus grands-maîtres ont peint ou sculpté la nudité et donc les
fesses. Bien sûr, les fesses de Rubens ont un style différent de
celles de Courbet mais justement, elles deviennent l'expression des
idées d'une époque sur la sensualité et la sexualité.
Comment voyez-vous les fesses du XXIème siècle ?
Elles seront diverses et décomplexées. Assumer sa callipygie ou son
androgynie est une forme de liberté.
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