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Epesses (Suisse) : Le jeu du chat et de la souris à l’ex-plage des naturistes ! |
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Autrefois classée nu intégral, la plage de la Budaz retrouve lentement un statut plus habillé. Bilan contrasté après un deuxième été en maillot. Depuis l’été dernier, Epesses a décidé d’interdire formellement la pratique du naturisme à la plage de la Budaz. Au terme d’un deuxième été en maillot de bain obligatoire, force est de constater que les anciennes habitudes ont la peau dure. Si, dans l’ensemble, les anciens naturistes jouent le jeu, la tentation du bronzage intégral n’est jamais loin. Hier à la pause de midi, ils étaient plusieurs à risquer une amende de 150 francs pour leur tenue non conforme au règlement communal. Couché à l’ombre du seul arbrisseau de la Budaz, un auto-stoppeur tchèque en short de bain avait à peine remarqué le manège de ses voisins. String baissé à mi-cuisses, un autre ficelé en vitesse, un autre encore sur un rocher, à portée de main… Les habitués des lieux jouaient la carte du tissu allégé, toujours attentifs à une arrivée impromptue de la police. Sous contrôle Reste que la passerelle installée pour faciliter l’accès à la plage n’a pas eu raison d’inconvénients tels que les cailloux, le manque de commodités et l’absence d’ombre, qui font de la Budaz un «paradis» difficile à conquérir. Ainsi, ces désagréments n’ont pas favorisé la réappropriation de la plage par les familles de la région. «On est un peu toujours les mêmes, confirme un homme dont le bronzage ne montre aucune trace de maillot. Bien des gens ne viennent ici qu’une seule fois.» C’est d’ailleurs ce calme que les habitués de la Budaz convoitent. «C’est un endroit adorable et tranquille, dit une femme. On regrette juste qu’il n’y ait aucun endroit pour les naturistes dans les environs alors qu’ils se développent partout en Europe.» Cette sérénité n’est même pas troublée par les fêtes qui se sont déroulées certains soirs sur les galets d’Epesses. Alors, à la Budaz, les habitués continuent de jouer avec le règlement. «Parfois on est sages, d’autre fois il y en a un qui tombe le maillot et d’autres le suivent», explique un habitué. Le jeu se poursuit aussi du côté textile. Le string étant admis, certains semblent avoir poussé suffisamment loin l’économie de tissu pour se faire remettre à l’ordre. «Des policiers venus nous contrôler ont jugé indécent un maillot dont la ficelle était peut-être plus mince que chez les autres», témoigne Daniel, qui se demande bien selon quels critères les agents sont intervenus, dès lors que les parties génitales étaient couvertes. Même si cet habitué perçoit une certaine «malveillance» des autorités envers les usagers de la plage, cet incident reste le seul rapporté cet été. Surveillance discrète Alain Détraz | 02.09.2009 |
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