Débat entre fédérations Européennes sur le droit d'être nu |
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Si nous proclamons que le nudisme
constitue une de nos libertés, pouvons-nous continuer à nous
regarder dans un miroir allemand ? Arrivé dans le mouvement naturiste espagnol il y a un peu plus de dix ans, j'ai commencé à m'intéresser au monde du naturisme à l'étranger. J'ai notamment découvert que les gens enlèvent leurs vêtements dans les stations thermales et même dans les parcs publics en Allemagne ! À cette époque, il y avait des discussions sur le forum naturiste espagnol - le seul dans ce temps-là - sur Internet, concernant le fait que la nudité en public était autorisée; en effet, mes recherches confirmaient - ce que l'on ne savait encore que de façon imprécise, jusque là- que la nudité n'était pas illégale en Espagne. C'était le début d'une campagne massive dans les médias à grande diffusion, par l'association madrilène (ADN), qui commença par une manifestation de personnes nues, qui dura deux heures, à la Puerta de Alcalá, au coeur de Madrid. Depuis, les médias ont couvert des milliers
de fois les actions menées par nos militants et moi-même. Les
associations membres de la FEN travaillent également dans le même
sens, puisque nos statuts stipulent l'obligation de répandre
publiquement le naturisme, une de nos libertés. Sa page WEB a joué
un rôle clé pour éclairer les naturistes et la société en général
sur ce sujet. On peut dire, sans exagérer, qu'une majorité du public
espagnol a été informée du fait que la nudité est l'une de nos
libertés. Cette entreprise éclairante continue. Signalons, par
exemple, les campagnes mondiales déjà familières, dont les «
journées sans tenue de bain » sur les plages publiques. Le monde du
journalisme, écrit ou audiovisuel, estime que cette liberté va de
soi, sachant qu'il ne s'agit pas là d'une omission dans notre
système juridique, mais plutôt d'une simple réalité, que nous
résumons comme suit: "l'inexistence d'un soi-disant droit de ne pas
voir ce que l'on n'aime pas voir» De même que personne n'a le droit
de nous dire comment nous devons nous habiller, la Mais revenons au cas suisse. Lorsque nous examinons la législation des autres pays, nous constatons qu'elle ne diffère pas tellement de la nôtre, comme le mentionne le The New York Times. D'habitude, la nudité en tant que telle n'est pas pénalisée, sauf s'il y a rapport avec un délit sexuel (ou peut-être non-sexuel, aux fins de clarification). Si une personne nue commet un crime, il faudra la punir, mais pas parce qu'elle était nue - ceci ne devrait même pas constituer une circonstance aggravante. Ceci évoque l'analogie avec les cas de racistes qui accusent toute une communauté ethnique des actes perpétrés par l'un de ses membres. Où cela nous mène-t-il ? Notre législation de diffère pas tellement de la loi suisse ou de celle d'autres pays européens ou latino-américains. Vu la validité du principe que "dans une démocratie, tout ce qui n'est pas explicitement interdit est permis", les règles du jeu devraient être les mêmes pour tous. La différence provient du fait que la FEN a activement levé l'étendard de la liberté, tandis que d'autres fédérations ont limité leurs activités à des ghettos spécifiques, dont des plages autorisées et des centres de loisirs privés. Le président de la fédération allemande (DFK),
Kurt Fischer, a été interviewé par un journal Suisse au sujet des
randonneurs alpins nudistes :
En Espagne, il y a des groupes de personnes
qui font la promotion de la nudité dans les rues des villes. La
Fédération et ses associations ne font pas la promotion de ce type
d'activités, mais seulement de celles qui se réalisent en milieu
naturel, conformément à la définition du naturisme que nous
acceptons tous, à la INF-FNI : "en harmonie avec la nature" (art 2).
Cependant, quand la presse nous interroge au sujet de ces personnes,
nous les sentons proches de nous, et nous plaçons toujours du côté
de la liberté, étant donné qu'il n'y a rien de mal dans la nudité
humaine. Jamais il ne nous viendrait à l'esprit de les qualifier de
psychopathes, et s'ils ont des problèmes juridiques, la Fédération
et les associations sont là pour les défendre et s'impliquer pour la
cause. Pour les disqualifier, les juger, demander qu'ils soient
châtiés, il y en a d'autres : les mouvements intégristes, ceux qui
ont mal compris leur religion, ceux qui ont des carences éducatives,
les intolérants, en deux mots : "les détenteurs de la vérité". Tout semble indiquer que certaines de nos
fédérations ne remettent pas en question la répression de la nudité,
mais se contentent de solliciter des exceptions pour "pratiquer le
nudisme". Ils acceptent les mêmes postulats répressifs que le reste
de la société ! Le moment est venu de démasquer les dirigeants
d'associations naturistes qui prétendent délimiter où on peut et où
on ne peut pas, quand on peut et quand on ne peut pas, ce qu'est et
ce que n'est pas le naturisme, les "détenteurs de la vérité
naturiste". Texte original en espagnol :
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