6 juin 2010 :
La "Journée-découverte" de la Ligue, une journée vraiment exceptionnelle !

Il est de coutume de dire, après une telle manifestation "les absents ont eu tort". Mais cette fois, ils ont vraiment eu tort ! Ce qui est heureux pour eux, d'ailleurs, car ils ne s'en rendent pas compte, les pauvres !

Les organisateurs ont géré cette journée de main de maître. Pas évident avec 103 participants ! Et j'imagine volontiers tout le travail préparatoire qui a dû prendre beaucoup de temps et d'énergie. A ce sujet, notons que même la météo ne fut pas trop défavorable : après les grosses chaleurs des jours précédents, ce fut une matinée et une après-midi grisâtre, idéal pour cette journée. Bon, d'accord, il a un peu plu à midi et aussi en fin de journée. Ne soyons pas trop exigeants !

Que Jojo, André et, bien sûr, Huguette soient grandement remerciés pour cette excellente journée.

Le groupe a été divisé en deux.

Au programme : le matin, visite de la Brasserie Friart qui produit la Saint-Feuillien, enfin LES Saint-Feuillien : il y a la blonde, l'ambrée, la brune et la triple. Et aussi la "Grisette" avec des fruits de bois, des cerises ou de la pomme. Elles sont toutes excellentes, on vous le dit, nous les avons testées ! Cette brasserie est totalement indépendante et ne dépend d'aucune multinationale, elle appartient toujours, depuis 4 générations, à la famille Friart et, paraît-il, la relève est assurée ! Je ne vous apprendrai pas le processus de fabrication, z'aviez cas être là ! Sachez seulement que sa méthode de fabrication est toujours la même depuis sa création par les moines de Saint-Feuillien d'où son nom de "Bière d'Abbaye". Certes, si certaines machines sont toujours les mêmes, elles ont été électrifiées et d'autres modernisées. Il y a toujours des "maîtres-brasseurs". Tout est réalisé sur place depuis les céréales et l'eau du puits (qui descend à 75 m !) jusqu'à l'embouteillage...

Plus d'infos sur : www.st-feuillien.com


Après un excellent repas pris dans la "Cantine des Italiens" ce qui nous a permis de nouer de nouveaux contacts très intéressants, en route pour le Canal du Centre et ses ascenseurs hydrauliques.

Après une ballade en petit train touristique qui roulait à toute vapeur (façon de parler : il était roulait au diesel et était sur pneus !) par des chemins étroits le long du canal, nous voici au barrage n° 1, le plus ancien, datant de 1891. En fait, les plus anciens, car il y en a 4 qui se suivent, remplacés en 2002 par un tout nouveau que nous avons vu de loin et qui est impressionnant.

Bien sûr, rien de tel pour visiter ces barrages que le bateau-mouche. Pas de chance en ce qui nous concerne, nous étions installés à l'intérieur où il y faisait très chaud et où une forte odeur de mazout nous a incommodé. Impressionnant l'ingéniosité qu'il a fallut pour réaliser ces barrages rien que sur base hydraulique : un bateau monte d'un côté faisant contrepoids avec celui qui descend de l'autre côté en y ajoutant de l'eau. Nous avons passé également deux barrages "classiques" à pont-levis et vu, sur la berge, une vieille machine à vapeur toute rouillée qui servait à haler les bateaux.

Avant de rejoindre notre lieu de départ toujours en petit train, nous avons pu visiter la salle des machines qui servaient à lever et baisser les vannes des barrages.

Notons en terminant que ces barrages sont classés patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO et que cette portion du canal n'est plus utilisée qu'à des fins touristiques.

Plus d'infos sur : www.canal-du-centre.be.

(Luc - 08/06/2010)