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A poil ! La fédération des
naturistes lance un appel pour un dimanche sans maillot.
Les criques de Sausset, la Redonne à Carry le Rouet, la calanque de
Port Pin à Cassis, des pierres Plates à Marseille, autant de lieux
de baignade où la pratique du naturisme est tolérée. Les lieux dit
officiels sont rares, à l’exception de la plage du Gravier de Cavaou.
Située à environ 10 km à l'ouest de Martigues, la plage est gérée
par l'association les naturistes de Fos. Comment y voir plus clair
dans une réglementation qui existe peu ou pas ? A l’exception des
centres fermés de vacances, la pratique du naturisme souffre d’un
manque de lisibilité.
Pour briser ce mur d’indifférence, ce dimanche 17 juillet sur
proposition de la Fédération Espagnole, la Fédération naturiste
internationale (FNI) organise la première « Journée sans maillot ».
« Les Espagnols ont l’une des meilleures législation au monde. Quand
on pense que l’Espagne vivait sous le régime de Franco il n’y a pas
si longtemps », rapporte Roger Banchereau, membre du bureau fédéral,
membre de la commission Ethique et coordonnateur de cette opération.
L’homme qui vit nu 8 mois de l’année explique que le nudisme est un
art de vivre sain, simple et original. Pour ce soixante-huitard le
naturisme est une cause qu’il faut défendre becs et ongle. Après le
creux de ces 10 dernières années, le mouvement refait lentement
surface avec 2% de pratiquants et devient très officiel, puisque
l’association phocéenne qui organise des randonnées nues dans les
calanques a obtenu que le naturisme soit totalement autorisé dans
les Calanques. La fédération a demandé aux maires qui accueillent
les 150 centres de vacances, 15 clubs et 125 plages reconnues
d’ouvrir un lieu public, un endroit dédié. « Une journée complice,
où l’espace de quelques heures on pourra enlever son maillot,
indique Roger Banchereau.
Dans la région, la fédération a décidé d’organiser une initiative
grand public sur le lac de St Cassiens. « Rando, baignade, nous
inviterons les gens à nous rejoindre. Le contact avec la nature
permet de démystifier les fantasmes humains, de respecter la nature.
Quand on est habillé on ne se rend compte de rien. C’est une façon
de prendre conscience de notre fragilité, résume Roger Banchereau.
CATHERINE WALGENWITZ
("La Marseillaise" - 16/07/2011) |