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La fréquentation étant
importante, l'amicale en charge de l'éthique naturiste sur les lieux
souhaiterait que le périmètre dévolu soit étendu.
Elle fait partie des douze plages agréées par la Fédération
française naturiste en Paca. Bordée par les terrains du
conservatoire du littoral, la plage naturiste des Salins d'Hyères
accueille entre 2 000 et 3 000 personnes, chaque été.
Après quelques turpitudes en 2005, touristes et habitués des lieux
ont retrouvé leur superbe cadre, certes réduit en surface, mais
réaménagé et protégé des regards indélicats par plusieurs rangs de
ganivelles. À l'époque, l'ancienne municipalité avait souhaité rayer
de la carte cette plage «
historique ».
À l'est, l'érosion du littoral
À quelques encablures de l'île du Levant, berceau mondial du
naturisme, cette décision avait généré une farouche levée de
boucliers et quelques épisodes dignes du Gendarme de Saint-Tropez.
Créée en 2005, à la suite de l'interdiction, l'Amicale de la Plage
naturiste des Vieux-Salins d'Hyères (APNVSH) tenait hier son
assemblée générale sur le sable, faisant fi du mistral dans une
ambiance bon enfant. « Les choses sont rentrées dans l'ordre en
2008, où nous avons, à nouveau, obtenu une tolérance, suivie en 2009
d'un arrêté municipal autorisant l'occupation d'une portion de
plage, rappelle le président François Camacho. Le problème, c'est
que nous sommes à l'étroit : lorsqu'il fait beau, il y a vraiment
beaucoup de monde. La plage historique faisait 800 mètres. Nous
demandons une extension vers la partie est de la plage des
Vieux-Salins, avec aussi l'installation de ganivelles, comme ici.
Elles ne sont pas uniquement là pour nous protéger des regards :
elles protègent la dune et permettent la restauration de la plage
qui a gagné 20 centimètres en épaisseur depuis leur installation ».
Ces amoureux de l'environnement, naturellement écolos, s'inquiètent
en effet de l'érosion du rivage à l'est du site : « Le bout de la
plage s'érode très rapidement. Les pins meurent un à un à cause de
l'eau saumâtre. Il faudrait recréer la plage et préserver le peu qui
reste ». L'APNVSH regroupe actuellement 174 adhérents, moitié
varois, moitié touristes. Affiliée à la fédération nationale, elle
s'attache à l'entretien des lieux et à l'éthique naturiste sur le
site. « Vivre proche de la nature, dans le respect de l'autre et de
l'environnement », résume François Camacho.
(25/07/2011) |