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Pour
Annick, 53 ans, artiste peintre wallonne, le naturisme est un art de
vivre
Le temps
d'une rencontre, Annick Terwagne et son époux Jean-François se
mettent à nu. Ils démystifient le naturisme. Sans gêne, ni tabou.
"Quand on est naturiste, on l'est à chaque instant. Je me lève, je
suis nue. Je détapisse, je suis nue. Mais je ne reçois pas pour
autant mes amis nue', confie Annick Terwagne.
On l'aura compris: le naturisme est un véritable mode de vie. "C'est
une thérapie pour être mieux dans son corps et dans sa tête'. Mais
c'est aussi un protessus personnel qui se développe progressivement.
"La première fois que je me suis mise à nu a été très difficile,
C'était il y a trente ans : Jean-François, mon époux, était déjà
naturiste. On était dans les dunes en Hollande, Il faisait chaud,
j'avais d'envie d'al1er me baigner mais j'avais une peur bleue.
Alors je me suis mise à courir et au plus ]'avançais, au plus je
voyais la mer reculer ! Une fois dans l'eau, par contre, je me
sentais super bien" Annick n'est alors plus un nu figé mais un nu
qui prend vie. Car c'est d'abord devant un objectif qu'elle dévoile
sa nudité. Son mari étant, par ailleurs, photographe. "Je me
souviens, mes premières photos nues ont été prises aux Lacs de l'Eau
d'Heure". Là où quelques décennies plus tard, on projette de
construite un complexe pour nudistes. De quoi, pourrait-on penser,
ravir nos naturistes carolos. Or, le couple n'est pas du tout
favorable à ce projet. C'est dénaturer le naturisme ! Ce n'est qu'un
business alors que le naturisme, c'est avant tout une façon d'être
en harmonie avaria nature". Pas question dès lots de perturber cette
plénitude comme le font aujourd'hui les " nouveaux" naturistes." On
constate en effet une différence entre les générations. Prenons un
exemple vécu. Quand j'arrive sur une plage naturiste, je n 'ai plus
qu'à enlever ma robe. Je ne porte aucun autre tissu. Cet été, on a
vu débarquer deux jeunes bruxellois. il fallait les voir,.. Enlever
leur pantalon, leur sous-vétement, les plier délicatement.
Pois s'installer avec leur flûte à champagne et répondre à leur
téléphone portable. Vous pouvez me dire, où est l'harmonie avec la
nature !". Pour Annick, c'est l'aspect familial et convivial qui
doit primer dans les camps."Nous, ce qu'on aime justement dans la
nudité, c'est que ça enlève toute barrière sociale".
Son parcours de "modèle"
à "artiste".
Née à
Charleroi le 26 avril 1956, Annick Terwagne est passée de modèle à
artiste. En 2001, elle prend des cours de dessin et de peinture à
l'Académie des Beaux-arts de Charleroi. Elle découvre le travail sur
modèle nu vivant et se lance dans la peinture et dans la sculpture.
En 2003, elle décide de dévoiler au public une collection de 150
photos reprenant son parcours de femme. Cette exposition "Intimérance"
est accueillie à Libramont. "Après, on e eu envie d'ouvrir notre
propre galerie pour laisser les artistes présenter leurs œuvres
gratuitement. La seule condition, c'est que les créations doivent
être consacrées la lemme. Maison ne veut pas pas de porno". Le 23
octobre, la galerie, située dans le domicile du couple, ouvrira à
nouveau ses portes après des travaux de réamégement Annick y a déjà
exposé son propre travail artistique. Tout comme son foyer culturel
de Montigny-le-Tilleu1. De cette expérience. Annick se souvient
d'une réflexion désagréable. "J'ai surpris une dame qui critiquait
mes photos nues alors que je ne les avais pas présentées puisqu'il
s'agissait uniquement d'une exposition sur mes pastels. Je lui ai
répondu que posais nue, peignais du nu mais que je ne couchais pas.
Beaucoup de gens font l'amatgame entre naturisme, nudisme et
échangisme". Le nu reste encore tabou. Ou plutôt, comme le précise
Jean François:"C'est la vision hypocrite de ia nudité qui reste
tabou. Pas le naturisme".
Voir son site :
http://galerie-intimerrance.webbuilder02.hostbasket.com/page71362.htm
("La Nouvelle Gazette" [Charleroi] du 14/09/2009)
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