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Mer Morte - Le
photographe américain Spencer Tunick, connu pour ses compositions
formées de foules nues, a rassemblé samedi un millier de personnes
sur une plage privée de la mer Morte, en Israël, pour un nouveau
happening artistique.
Ce projet, baptisé mer Nue, s'inscrit dans le cadre d'une campagne
internationale visant à obtenir la reconnaissance de la mer Morte
comme l'une des sept merveilles naturelles du monde lors d'un vote
en direct sur internet le 11 novembre.
Située au point le plus bas du globe (-417 mètres sous le niveau de
la mer), cette mer, la plus salée au monde, est menacée
d'assèchement. Selon les experts, elle pourrait disparaître d'ici
2050 si des mesures urgentes ne sont pas prises pour enrayer ce
processus.
Chaque année, son niveau baisse d'un mètre et, à certains endroits,
son rivage recule de plus d'un kilomètre.
Il y a des lieux où mon travail suscite plus ou moins de
controverses, et d'autres où il est parfaitement accepté, ce qui
révèle leur degré d'ouverture, de tolérance, a déclaré cette semaine
Spencer Tunik aux journalistes.
Pour moi, un pays qui permet l'art du nu, --et, qui plus est-- sur
la place publique, s'affiche comme très ouvert, extrêmement
progressiste, très engagé et très digne, a ajouté cet artiste juif
américain âgé de 44 ans.
Ami de la nature et du naturisme, Spencer Tunick a déjà réalisé ses
photos de nus, avec des volontaires, sur le glacier suisse
d'Aletsch, à l'Opéra de Sydney et dans de nombreuses métropoles
comme Mexico, Barcelone, New York, Londres ou Vienne.
En Israël, le photographe s'est cependant attiré les foudres de
diverses personnalités politiques juives orthodoxes et de rabbins
qui ont évoqué Sodome et Gomorrhe à propos de son projet à la mer
Morte et ont menacé d'engager des poursuites judicaires pour
empêcher sa réalisation.
Le chef du conseil régional où devaient se tenir les prises de vues
a menacé de porter plainte à la police afin qu'elle disperse les
volontaires de ce qu'il a appelé une manifestation non autorisée
heurtant les riverains.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la police a pour sa part
indiqué qu'aucun permis n'était requis pour organiser un tel
événement et qu'il était en outre prévu sur une propriété privée.
(AFP - 17/09/2011) |