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"Syndrome de l'éphèbe ou la
controverse Agathoise Quand d'aucun se présentant comme oreille
avertie, prétendent dans une conclusion à l'emporte-pièce, que le
naturisme se veut la réponse, pour ne pas dire la résultante, à ce
monde de pollution de perversité, de déchéance. Je serai tenté de
croire qu'ils n'ont pas beaucoup fréquenté le milieu en question.
Je me garderai bien de tomber dans le même raisonnement mais à
l'inverse, en criant haro sur le baudet, et reléguant dans la même
fange, tous les sans-culottes qui fréquentent les multiples lieux
naturistes que comporte notre territoire.
Il est très certainement des gens de moralité irréprochable, qui,
par pure conviction, embrassent cette cause dans le plus pur sens du
terme "Naturiste", proche de la nature. Mais, je crois tout de même
qu'ils ne sont plus majoritaires dans cette assemblée !
Maintenant que j'ai rendu à César ses lauriers, je vais jeter un
oeil dans la "Fange d'en bas" car, s'il en est une qui n'a pas
usurpé cette appellation, c'est bien l'autre partie du naturisme,
celle dont les puristes se passeraient bien, et qui, on le
comprendra fort bien, ternit quelque peu leur image de marque.
Après avoir visité plusieurs endroits "officiels" où cette pratique
de la nudité en commun est de rigueur, (et croyez-en votre serviteur
qui en a payé de sa personne pour obtenir un point de vue objectif),
j'en ai retenu un parmi les autres, qui remporte à lui seul tous les
suffrages en matière de débauche, et là aussi, dans le plus pur sens
du terme.
Cet endroit où se côtoient le stupre, la débauche, le mauvais goût,
vous l'avez sans doute déjà deviné, c'est le Cap d'Agde.
Cette cité naturiste, (la plus importante d'Europe parait-il !) à
l'image de beaucoup de mégapoles, draine une foultitude de pervers,
de débauchés, qui de naturistes n'en méritent surtout pas le nom !
Quand vous pénétrez dans cette "ville dans la ville" sur les bords
de la méditerranée entre Sète et le grau du Roi, il faut montrer
patte blanche aux doubles postes de contrôle, gardés 24h/24. Je me
demande en fait ce qu'ils gardent, car, quand vous voyez comment ça
se passe à l'intérieur, vous vous demandez bien comment que ça
serait si ça n'était pas gardé ! Dans la journée, soleil et plage
obligent, la cité semble somnoler dans une douce torpeur, écrasée
par un généreux soleil que l'on peut qualifier d'omniprésent.
Où ça se corse comme dirait Bonaparte, c'est au moment où l'astre du
jour décline et regagne ses quartiers pour la nuit.
Vers 17h30 18h00, la plage s'est déjà bien vidée de son monde, c'est
l'heure des "Vampires" !
Telle une invasion soudaine de fourmis, et comme par enchantement,
vous avez la sensation d'avoir été "télé-portés" à Paris, dans le
quartier Pigalle, ou Strasbourg Saint Denis, en moins de temps qu'il
ne faut pour le dire ! "Incredible, but true !" comme l'aurait dit
un citoyen de la perfide Albion. Vous voyez un défilé de couples
sortis tout droit des coulisses du Lido ou du Crazy Horse Saloon,
quitter les quartiers résidentiels et se diriger vers le
centre-ville. Les hommes sont, au demeurant, assez sélects dans
l'ensemble, hormis bien sûr, quelques hurluberlus faisant
l'exception qui confirme la règle.
Pantalon de tergal noir et chemise blanche pour la plupart, ou
pantalon de cuir noir ouvert sur les fesses pour les plus
dévergondés.
Maintenant intéressons-nous à ces dames! Elles me pardonneront de
les faire passer après ces messieurs, mais la description des hommes
tenant en deux lignes……
Pour les plus sobres, la mini robe (j'insiste sur le terme mini
voire même micro) noire, rouge, ou dans des tons plus voyants, qui,
de part sa longueur, ne laisse aucun doute sur le fait que madame
n'a pas de culotte, ou que son "string" a été englouti depuis
longtemps par ses fesses généreuses.
Les chaussures pour la plupart à hauts talons, sandales ou
escarpins, souvent une paire de bas avec ou sans fixations, de toute
façon vous le voyez, la robe est si courte….
Pour les autres, veuillez coucher les enfants, oh, et puis faites
comme vous le sentez, comme votre éducation vous l'a enseigné, car
ici, les enfants assistent à tout ça; si, si, les gosses voient
leurs parents déguisés ainsi, je peux en témoigner.
Ces dames, toutes tranches d'âges confondues, n'ont rien à envier
aux péripatéticiennes de la porte Dauphine!
Je dirai même que nos belles de nuit parisiennes feraient bien de
s'en inspirer, ça attirerait le client ! Je ne vous le fais pas dans
le détail, je vous le livre en vrac, c'est du linge sale !
D'abord, quelle que soit la tenue arborée, il faut savoir qu'elle ne
cache rien des attributs sexuels de la gente dame! Seins à l'air,
slip ouvert quand il y en a un, fesses nues etc.
Les "Piercings" sont très prisés dans les orifices dits, habituels,
bien évidemment, mais aussi sur les tétons, sur la vulve, d'où
pendent parfois des chainettes dorées. Les chaussures les plus
voyantes et pas forcément les plus gracieuses sont légion :
compensées à plateaux, à talons transparents etc. Les bustiers en
skaï ou en cuir hérissés de pointes dans le style sado-maso, les
robes sont souvent en filet, en attendant que ces dames le soient à
leur tour.
Les sexes sont rasés de plusieurs manières; en "ticket de métro", en
forme de "V", en moustaches de chat, en damier, et j'en passe…
Quand vous assistez à ce déballage, vous comprendrez que ces
messieurs exhibent leur compagne pour attirer l'autre mâle, qui par
la vue et l'odeur alléché, lui céderait bien la sienne en échange,
l'espace d'une soirée. Le mot est lâché : l'échange, qui à donné ce
néologisme libertin : l'échangisme. Le Cap d'Agde capitale de
l'échangisme.
Sous couvert de modernité, les hommes qui sont de part nature
polygames, ont trouvé le truc pour pouvoir accéder à une nouvelle
compagne, ne serait-ce qu'un soir, échanger la leur qu'ils
connaissent trop bien, pour celle d'un autre à laquelle ils n'ont
pas encore goûté.
C'est la bonne idée ! tromper sa femme avec sa bénédiction! "Elle
est pas belle la vie?" Et la plupart de ces femmes font contre
mauvaise fortune bon coeur, et préfèrent voir leur mâle avec une
autre qu'elle ont un peu choisie, plutôt que de le savoir dans le
lit d'une inconnue qui finira peut-être par ne pas le lui rendre !
Après cette description sulfureuse, qui est loin de se prétendre
exhaustive, je vous pose la question : Est-ce là le dogme du
naturisme prôné avant-guerre? Est-ce là une naturelle évolution,
pour ne pas dire régression? Il est de bon ton de supporter sans
faillir des attitudes qui, d'ordinaire nous choqueraient, au risque
de passer pour des ringards ou des rabat-joie. Les boîtes de nuit
modernes pour libertins, ou encore non- conformistes sont les suites
logiques de ces nouvelles soirées "Sabbatiques" où ces couples, eux
aussi "modernes", s'en donnent à coeur joie pour ne pas dire à
couilles rabattues.
On constate une nette déliquescence des moeurs dans la vie de tous
les jours, dans les banlieues, mais là aussi, les limites sont
franchies, les couples s'échangent, se font et se défont, le respect
n'a plus de sens, le divorce est une fatalité. C'est
intentionnellement que j'ai passé sous silence les "afters" car je
laisse à votre imagination ce qui peut se dérouler derrière les
portes des chambres dites conjugales, car cette conjugaison-là n'est
pas du plus-que-parfait, loin s'en faut.
Si le multipartenariat reste une solution envisageable et salutaire
dans une entreprise, il ne présage rien de bon pour le futur de ses
acteurs, dans ces couples dissolus. On sacrifie là, sur l'autel du
modernisme, les règles de la bienséance qui sont encore les tutrices
de notre société.
Alors où sont les valeurs d'un hédonisme passé ? Que reste-t'il du
vrai naturisme au sens premier? Tout ceci ne serait-il donc qu'une
simple histoire de cul édulcorée avec une apparente bonne conscience
?"
(20/06/2011) |