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Membre du comité de quartier et du conseil
syndical d'une copropriété située en village naturiste je connais
depuis plus de 25 ans le village .
Nous sommes nombreux à avoir choisi cet
endroit à l'époque ,car il tranchait de l'esprit trop militant
"naturiste" que l'on trouvait dans les autres destinations du genre.
L'aspect commerce du village était un atout . Il devient aujourd'hui
, pour être trop ciblé "libertin" (échangiste serait plus adéquat)
un handicap certain.
Ce choix , de quelques commerces, n'est pas sans conséquences
sur la composition des vacanciers types où l'aspect familial tend à
disparaitre avec le temps , entrainant une modification de la
consommation et des services offerts.
Les services aux familles sont devenus quasi inexistants
(même plus d'animation pour les jeunes sur la plage) Le vacancier
célibataire n'est accepté dans aucune des boites du village, un
comble de ne pouvoir s'amuser en vacances! Seul, le couple à droit
de citer, et dans des conditions pour le moins éloignées de celles
prévalant à la libération de la femme! Le résident naturiste doit
slalomer entre les voitures des visiteurs du soir. Les tenues
arborées passées 20 heures ressortent plus de la panoplie vendue en
sex-shop qu'à une tenue naturiste...
Certes, comme tout Agde, le quartier naturiste est confronté à une
forte demande immobilière et au besoin de moderniser les
infrastructures ... vieilles de plus de 30 ans.
Néanmoins, de part sa destination "naturiste", ce quartier ne
peut être traité comme un vulgaire quartier ordinaire de la ville.
Nous réclamons en quelque sorte un "classement écologiste" de cette
partie de la ville, afin de permettre un développement harmonieux,
compatible avec la vie naturiste et non une bétonisation excessive ,
comme les réalisations anarchiques récentes hélas, le démontrent.
La mairie d'Agde ne s'y trompe pas, qui envisage la piétonisation du
village et un "développement durable" du site. Mais le lobby
immobilier et plus généralement commerçant est fort de ses
possibilités d'investissements dans une optique à court terme.
Qui l'emportera ? Si les adeptes du naturisme ne sont pas
capables de s'unir, la question risque d'être tranchée rapidement.
Or, chacun sait que l'immense majorité des vacanciers du village
n'habite et ne vote pas sur la commune ( environ 300 résidents
permanents seulement en hiver)... sans parler des nationalités
étrangères. On voit mal une mobilisation massive!
L'orientation ne peut donc être impulsée que par un choix
"politique" (mais non politicien) des élus municipaux.
En seront-ils capables ?
(14/02/2011) |