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Nues dans Arlon, elles risquent la prison

NDLR : l'organisateur des randonnées dont il est question ci-dessous est bien connu du milieu naturiste belge et a été exclu de plusieurs clubs, tant belges que français.

Six femmes ont pour intérêt commun le naturisme. Une passion qui les a menées, au cours de l'été 2009, à participer à des promenades encadrées pour naturistes, les "randonnues".

Six femmes, originaires de Mons, Dinant et du Nord de la France, risquent trois mois de prison pour des outrages aux mœurs qui auraient été commis entre juin et août 2009. Elles ont, en effet, posé nues dans le centre-ville d'Arlon. Le tribunal correctionnel d'Arlon a entendu quatre d'entre elles mercredi.
Ces six femmes, âgées de 20 à 40 ans, ont pour intérêt commun le naturisme. Une passion qui les a menées, au cours de l'été 2009, à participer à des promenades encadrées pour naturistes, les "randonnues", dans la région de Florenville, en province du Luxembourg. Au terme de cette activité, elles ont poussé l'expérience une quarantaine de kilomètres plus loin, à Arlon.

Une mère de famille

Ces six femmes, dont des mères de familles, ont participé en pleine journée à une séance photo qui visait autant à mettre en évidence leurs charmes que ceux du Chef-lieu luxembourgeois. Ainsi, l'espace d'un dimanche, c'est devant le parvis de l'ancien palais de justice, l'église Saint-Martin, le belvédère de Saint-Donat et de nombreux autres lieux publics, et non moins fréquentés, qu'elles ont exposé leur intimité face aux objectifs.
Au cours de l'audience, les prévenues ont reconnu les faits. Elles ont, cependant, toutes également assuré avoir été manipulées par l'organisateur des randonnées naturistes. Elles ont affirmé qu'elle pensait qu'un service de sécurité avait été mis en place et que rien d'illégal n'existait dans ce "shooting". Trois des prévenues présentes à l'audience ont également avoué avoir touché 250 euros la journée pour cette expérience.

3 mois avec sursis

Celles-ci ont, par ailleurs, expliqué que leur collaboration avec l'organisateur des randonnées avait débuté lors du carnaval de Florenville de cette même année. Il leur avait demandé, à l'époque, d'animer l'événement par des tenues provocantes. La substitute du procureur du roi, Patricia Devaux, a mis en doute, au cours de son réquisitoire, la naïveté des six prévenues. En conséquence, elle a requis trois mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre des six.
Les trois avocats de la défense ont quant à eux plaidé pour une suspension du prononcé. Le jugement sera rendu, dans cette affaire, le 9 mars prochain. Le parquet d'Arlon a également annoncé que l'organisateur de cette séance photographique serait entendu comme prévenu lors d'une audience ultérieure.

(09/02/2011)