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Le plus déroutant lors de ma récente visite dans un camp nudiste que
j'appellerai le Buisson Caché fut la discussion que j'ai eue avec un
adepte de longue date –que j'appellerai Dick– sur les avantages de
la nudité (Ndt: en anglais, Dick est le diminutif de Richard,
mais signifie également bite). Les nudistes, vous diront les
intéressés eux-mêmes, sont des gens très sympas, et Dick a tout de
suite remarqué que j'étais une nouvelle alors que je me tenais
debout près de la piscine, l'air complètement perdu. Il est venu me
souhaiter la bienvenue et a essayé de me convaincre à quel point le
nudisme était une chose formidable.
Il m'a raconté une croisière avec plus de 2,000 autres nudistes
direction l'Alaska, et alors que j'essayais de visualiser tous ces
corps flasques avancer sur la pointe des pieds pour surprendre un
caribou sans défense, une vision d'horreur me sortit de mes pensées;
je vis mon reflet dans les lunettes de soleil de Dick. Moi, toute
entière. Impossible alors de me concentrer sur notre conversation
alors que je voyais ma chair pâle trembler à chacun de mes gestes.
Dans cette rubrique de Slate.com, je fais le cobaye et teste des
boulots ou des activités qui sortent de l'ordinaire et qui en temps
normal ne requièrent pas que je me déshabille. Mais il y a quelques
années j'ai posé nue pour des étudiants en art. Alors quand un
collègue a suggéré que j'aille passer des vacances nudistes, mes
protestations ont bien fait rire le chef. «Tu as déjà franchi ce
cap, maintenant vis-le à fond!» m'a-t-il répondu, comme s'il avait
appris par cœur une brochure de l'Association américaine pour les
loisirs nudistes.
Je suis allée faire un tour sur le site Web de l'AANR donc (un de
leurs lobbyistes m'a confié plus tard «On est comme la NRA mais pour
la nudité!») et j'ai trouvé un club de nudistes à quelques heures de
route de Washington. J'ai appelé le Buisson Caché et demandé si je
pouvais venir seule (le club autorise les couples et les femmes
seules, mais pas les hommes non accompagnés), on m'a répondu oui, et
que le samedi d'après était idéal puisqu'un dîner à thème était
organisé ce soir-là.
Comme des vacances normales, mais toute nue
Le jour J, je franchis une grille électrique et pénétrai dans un
décor boisé qui ressemblait un peu à camp de vacances. A l'accueil,
l'homme derrière le comptoir me tendit quelques papiers à remplir,
ce que je fis en essayant d'avoir l'air nonchalant malgré le fait
que je voyais son pénis. Il me dit qu'une visite allait bientôt
commencer et que je ferais bien de retourner à ma voiture, de me
déshabiller, et de rejoindre les autres.
Pour me préparer à cette expérience, j'avais lu pas mal de sites Web
sur le naturisme. Et alors que la grille du club se refermait
derrière moi, j'étais convaincue que j'allais me débarrasser de
beaucoup plus que mes simples habits. J'allais abandonner le fardeau
de ma vie normale et cette conscience socials que nous imposent nos
vêtements; j'allais tellement me détendre en compagnie de ces gens
tout nus que mes vacances seraient deux fois plus relaxantes que des
vacances normales; en tant que femme, le naturisme me permettrait de
m'accepter telle que je suis et me libèrerait des jugements
extérieurs. Et toujours en tant que femme, j'ai été rassurée en
lisant sur le site de l'AANR que l'activité de ces clubs n'était
absolument pas à caractère sexuel, et qu'il y avait très peu de
chance que les hommes soient «excités de façon visible». Et en cas
de tumescence, l'étiquette exige que l'homme se couvre d'une
serviette puis saute dans la piscine.
J'ai également découvert sur le site que la réponse officielle des
nudistes à l'annonce de l'introduction de scanners corporels dans
les aéroports, c'est «Quand vous voulez!».
Chapeau, chaussures, serviettes
Notre groupe s'est rassemblé sur le perron du bâtiment principal, et
nos guides étaient Bob et Carol (tous les prénoms sont des
pseudonymes, et personne au Buisson Caché ne donne son nom de
famille), la soixantaine, un couple encore très en forme. Parmi les
visiteurs d'un jour, il y avait également deux couples, la vingtaine
pour l'un, quarante ans pour l'autre. Nous ne portions que ce qui
était autorisé: un chapeau, des chaussures, et une serviette. La
serviette est l'accessoire indispensable du nudiste: pour des
questions d'hygiène, il faut se draper dans sa serviette avant
d'aller poser son pubis n'importe où. Bob et Carol sont membres du
Buisson Caché depuis des années, et leurs petits-enfants viennent
maintenant leur rendre visite le weekend. «C'est "Plus belle la
vie", mais à poil».
L'adhésion au Buisson Caché permet de profiter du camp à tout
moment, mais la plupart des gens viennent y passer le weekend. Il y
a des chalets à louer, et des mobile-homes. Je me suis baladée dans
la zone résidentielle, et j'ai vu un homme tout nu réparer le moteur
de sa voiture, un homme tout nu armé d'un souffleur de feuilles, et
un grand-père tout nu apprendre à son petit-fils pas du tout nu le
B.A.-BA du bricolage.
Il y a aussi des clubs nudistes qui proposent des résidences à
l'année. J'ai discuté avec Carolyn Hawkins, porte-parole de l'AANR
et qui vit à plein temps dans un club de ce genre en Floride. Ironie
du sort, lorsqu'elle part au bureau travailler pour l'AANR, il faut
qu'elle s'habille.
Vivre nu, c'est pas toujours simple
En marchant vers le bâtiment principal, on a croisé des couples main
dans la main, leurs derrières se balançant en rythme. On est passées
devant des courts de tennis où se jouaient des matchs en double
mixte, et j'avais mal de voir les femmes jouer sans soutien-gorge de
sport. Le club dispose également d'une piscine couverte et d'un
jacuzzi. Pendant l'hiver, le club organise bals, tournoi de
fléchettes et soirées à thème. Là-bas par exemple, on ne plaisante
pas avec Halloween; les nudistes sont dingues de costumes, qu'ils
font bien sûr tomber à mesure que la soirée avance. Il y a aussi un
festin pré-Thanksgiving, où personne ne craint de faire sauter les
boutons de son pantalon, et les membres du Buisson Caché se
retrouvent ensemble pour fêter la nuvelle année.
Au bout d'un moment, je me suis rendue compte que vivre nu rendait
certaines choses un peu compliquées. L'absence de poches, par
exemple, qui m'a fait me demander où j'allais bien pouvoir ranger
mes clés de voiture. Ce à quoi on m'a répondu que les nudistes sont
tellement droits que je pouvais les laisser sans crainte sur le
contact. J'ai passé pas mal de temps aussi à essayer de plier mes
lunettes de soleil sur le col d'un t-shirt qui n'existe pas, et en
passant devant le restaurant, que nous appellerons le Café des
parties intimes, j'ai demandé comment on faisait pour payer son
repas, et Bob m'a répondu que la plupart des membres laissent une
enveloppe de cash à l'accueil.
Certains clubs autorisent leurs membres à porter des vêtements, mais
au Buisson Caché c'est nudité obligatoire. Ce qui m'a fait me
demander si les nudistes font souvent le même cauchemar où ils se
retrouvent habillés devant tout le monde. Assis sur des tables de
pique-nique nous avons écouté le discours détendu de Bob et Carol
sur les avantages de l'adhésion au club. Ensuite, nous avions
quartier libre pour la journée.
Les membres conduisent nus, parfois au volant de voiturettes de
golf. J'ai dû bouger ma voiture, alors j'ai mis ma serviette, ma
ceinture, et j'ai démarré. De tout ce que j'ai fait ce jour-là, ce
que j'ai préféré de loin ce fut conduire nue. Je conseille
d'ailleurs à ceux qui veulent devenir riches d'investir dans un
circuit automobile nudiste plutôt que dans un club de karting. En
arrivant à la piscine, j'ai posé ma serviette sur une chaise longue
et j'ai plongé. Peter, un homme trapu et d'âge moyen est tout de
suite venu me voir et m'a demandé si c'était la première fois. (Les
nudistes sont effectivement vraiment sympas!). Je lui ai demandé
comment il avait deviné, et il a répondu «Oh, ne vous en faites pas,
il y a plein de gens qui restent blancs pendant tout l'été».
Les mariés doivent toujours être nus ensemble
Alors que nous discutions en marchant dans l'eau, j'ai mentionné mon
mari, et Peter m'a demandé où il était. Quand je lui ai dit qu'il
était resté à la maison, son visage s'assombrit. On n'aurait jamais
dû me laisser visiter le club seule, me dit-il. Les gens mariés ne
peuvent venir qu'ensemble, jamais séparément. Au ton de sa voix, je
crus un instant qu'il allait appeler la sécurité et que deux
armoires à glace allaient me forcer à mettre un maillot de bain et
me jeter dehors. Mais Peter décida que maintenant que j'étais là –et
nue– je pouvais rester.
Il m'expliqua que si les règles étaient si strictes, c'était pour
éviter que le club ne se retrouve mêlé à des disputes conjugales. Il
est déjà arrivé que des couples d'habitués s'avèrent en fait être
mariés, mais pas à celui ou celle qui les accompagnait chaque
weekend. Il me raconta aussi que ce qui arrive souvent, c'est que le
mari veut venir, la femme pas trop, et quand ils se retrouvent à
l'accueil et voient des gens nus s'affairer autour d'eux, la femme
prend ses jambes à son cou et ils s'en vont fissa. Certains
candidats à l'adhésion, réalisant qu'il s'agit de vrais gens nus et
pas de leurs fantasmes retouchés, font eux aussi demi-tour.
Tatouages et tickets de métro
J'imaginais que les nudistes étaient natures au niveau de
l'entrejambe, mais non, beaucoup suivent les préceptes énoncés dans
un récent épisode d'Entourage dans lequel Johnny Drama explique que
«De nos jours, les gens la jouent lisse». La plupart des membres du
club suivaient donc la tendance Agent Orange comme j'ai fini par
l'appeler: défoliation totale. En deuxième position, le bouc version
pubis, et enfin le challenger, le ticket de métro, petite bande
étroite de poils. Pour le coup, les nudistes sont des gens pour qui
un tatouage sur le derrière (et j'en ai vu pas mal) c'est vraiment
de l'art corporel.
Les membres du Buisson Caché ont de 8 à 80 ans, mais pour la
majorité il s'agit de couples de quarante à soixante ans. Les
familles sont les bienvenues et les enfants peuvent rester habillés
jusqu'à 18 ans. Les parents à qui j'ai parlé m'ont tous dit que les
jeunes enfants se baladent nus naurellement, mais qu'avec la puberté
arrivent les complexes, et bonjour les t-shirts longs. La plupart
des jeunes sauveteurs nus qui se relaient pour surveiller la piscine
font partie de la deuxième génération et ont grandi avec des parents
nudistes.
De tout temps, l'homme a été nu
On peut dire que la nudité est l'état de l'homme par défaut,
puisqu'on a vécu nus beaucoup plus longtemps qu'habillés. Personne
ne sait exactement quand l'être humain a commencé à se vêtir. Selon
certains scientifiques cela remonterait à 100.000 ans, une
estimation auxquels ils sont arrivés en essayant de savoir à quel
moment les poux de corps, qui vivent dans les vêtements, ont fait
leur apparition, c'est-à-dire à quel moment les poux de tête ont
muté génétiquement. (Pour d'autres spécialistes, c'était il y a
50.000 ans).
Au cours de l'histoire il y a toujours eu des sociétés, comme celle
des Romains par exemple, qui célébraient la nudité, et d'autres qui
la rejetaient –rappelez-vous l'époque victorienne. Les Grecs eux
adoraient faire tomber la toge. Les athlètes des Jeux olympiques ne
portaient rien; gymnos signifiant nu en grec, les gymnases étaient
donc des lieux où l'on faisait de l'exercice entièrement nu. Compte
tenu des origines puritaines de l'Amérique, nous n'avons jamais
embrassé la nudité sociale à la manière des Européens, par exemple.
Mais je suis sûre que certaines grandes figures de notre pays
auraient pu être des membres épanouis du Buisson Caché. Benjamin
Franklin et Henry David Thoreau plébiscitaient tous deux les «bains
d'air» nus, rapporte la Southern California Naturalist Association.
Et avant que les services secrets ne mettent un terme à ces
batifolages, le président John Quincy Adams se baignait
régulièrement nu dans le fleuve Potomac.
Le naturisme moderne a ses racines en Allemagne au début du 20e
siècle grâce à la Freikorperkultur, «mouvement du corps libre»,
redécouvert au moment de la rénovation des Jeux olympiques. Les
camps nudistes finirent par s'exporter en Amérique, d'abord sur la
côte Est, puis dans tout le pays. Les nudistes –à ne pas confondre
avec une autre branche du mouvement, les «naturistes»– eurent
régulièrement affaire à des procureurs un peu prudes, mais ces
procès ne firent que pousser de plus en plus de gens à rejoindre les
rangs des amoureux de la nudité. Aujourd'hui, l'AANR compte environ
45.000 membres, ce qui ne représente qu'une infime partie des gens
qui pratiquent le nudisme à quelque degré que ce soit. Pas besoin de
devenir membre pour partir en «nakation» comme dirait le département
marketing de l'association. (Ndt: mot composé de naked, nu, et
vacation, vacances). Selon leurs estimations, le nudisme est une
industrie qui représente 450 millions de dollars (330 millions
d'euros).
Pas de doute, je suis une «textile»
A mesure que la journée avançait, je réalisais que les gens nus, ça
ne me détend pas du tout. J'avais lu que certains nudistes appellent
les gens qui préfèrent les vêtements des «textiles», et pas de
doute, j'en suis une. Il est vrai que ce club n'avait rien
d'ouvertement sexuel, et certains membres auraient d'ailleurs gagné
des points de séduction s'ils avaient porté des vêtements, n'importe
lesquels –même une chemise d'hôpital. J'ai aussi réalisé que ma
propre nudité m'incommodait. Carolyn Hawkins m'a confié adorer se
libérer de la tyrannie du vêtement. «Quand on est habillé on se pose
tout le temps des questions, "Est-ce que ma jupe est trop courte,
est-ce que mon pantalon est trop large?"» Moi j'avais peur que ma
peau soit trop grande.
Si Sir Isaac Newton avait été membre du Buisson Caché, il n'aurait
pas eu besoin de voir une pomme tomber pour découvrir la théorie de
la gravitation. La poitrine de certains membres de sexe féminin
aurait amplement suffi à démontrer ses effets. Une des choses les
plus surprenantes que j'ai vues pendant cette journée fut une jolie
jeune femme au corps ferme et dont le sein droit était entouré par
un tatouage sophistiqué. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que la
partie basse du dessin allait devenir de moins en moins visible à
mesure que le temps ferait son oeuvre. J'ai également eu l'occasion
de méditer sur la taxonomie des organes génitaux masculins, qui
commencerait par le gland, et finirait avec le saucisson.
La fête du slip
Les brochures nudistes insistent sur le fait que des gens de tous
horizons sont attirés par cette culture. Mais j'ai essayé de savoir
s'il existait un dénominateur commun qui poussait tous ces gens à
choisir ce mode de vie. J'en ai discuté avec un autre type très
sympa qui est lui aussi venu me voir à la piscine. Comme beaucoup
d'hommes avec qui j'ai parlé, c'est un ancien militaire, ce qui est
finalement assez logique puisque la nudité est une sorte d'uniforme.
Il m'a dit que pour lui, les caractéristiques les plus marquantes
chez les nudistes c'est leur instinct grégaire et le fait qu'ils ne
prennent pas la vie trop au sérieux. Je fus bien obligée d'admettre
qu'au Buisson Caché c'était plus souvent la fête du slip que le club
des dépressifs anonymes.
Le dîner tropical devait commencer à 18h, et à 17h tout le monde
avait déjà déserté les courts de tennis et la piscine. Je me suis
dit qu'ils devaient être en train de s'habiller pour le dîner, et
puis j'ai réalisé que non, ce n'était pas logique. Malheureusement,
si. Les gens commençaient à arriver et j'ai remarqué que beaucoup
d'entre eux portaient des vêtements de style polynésien. Alors je me
suis rendue compte qu'un homme dont les parties génitales pendent
juste au-dessous de la chemise hawaïenne c'est encore plus
perturbant qu'un homme entièrement nu. Idem pour les femmes qui se
baladent seins nus avec un pagne à la National Geographic et qui ont
l'air quelque peu désespéré comparé à celles qui assument leur corps
âgé et entièrement nu.
Je me suis sentie mal à l'aise de manger avec une centaine de
personnes nues. Le corps humain me fait un peu trop penser à la
nourriture, et inversement. Voyant mes camarades dîner, je ne
pouvais m'empêcher de penser à des côtes de boeuf, et à la palourde
royale, ou panope. Je songeai à ce passage dans La Cloche de
détresse de Sylvia Plath lorsque le personnage principal, une femme,
voit son petit-ami nu pour la première fois: «La seule chose à
laquelle je pensais c'était au cou d'une dinde, à son gésier, et
j'ai commencé à sentir très déprimée».
J'ai débattu avec moi-même pour décider de mettre ou non ma
serviette sur mes genoux, mais personne d'autre ne semblait se
soucier de ce détail. Je me suis assise à une table avec deux
familles et des enfants en bas âge, et j'ai demandé à une des mères
pourquoi elle était venue ici. «C'est bizarre, hein?» m'a-t-elle
répondu. Ensuite elle m'a fait la liste des raisons habituelles qui
rendent la nudité plaisante; ça détend énormément, ça ôte tout signe
extérieur d'appartenance sociale, on a l'impression de vivre sur une
autre planète. Puis elle a conclu, «Mais je veux bien admettre que
ça n'est pas normal». Et elle a continué en disant qu'elle et son
mari n'ont jamais parlé de cette activité à leurs familles
respectives, et que leurs enfants avaient pour consigne de ne pas
mentionner leurs loisirs dénudés avec les autres.
C'est au dîner que j'ai réalisé à quel point les choix
vestimentaires pouvaient diviser. Un homme qui est passé à côté de
notre table portait un cache-sexe en maille orange. Une des mères
fit un signe de la tête dans sa direction puis chuchota à l'autre
maman, «C'est quoi cette mode des sous-vêtements orange? Non mais
vraiment!»
Après le repas, je suis allée à ma voiture, j'ai rassemblé mes
vêtements, et j'ai enfilé un t-shirt en bénissant le jour où le
premier Gap a ouvert ses portes. Mais je dois admettre qu'une petite
partie de moi serait bien rentrée en conduisant nue. Ça ne m'aurait
même pas gênée de me faire arrêter sur le bas-côté, rien que pour
voir la tête du policier quand il se serait approché du véhicule.
«Bonjour, monsieur l'agent».
Emily Yoffe
Traduit (presque nue) par Nora Bouazzouni)
("Slate" - 13/10/2010) |